14 janvier 2026

Tao du pied pour les enfants

Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à nos pieds. Asseyons-nous en rond les pieds nus. Je vous nomme des parties du pied, vous me les montrez en les touchant, et on précise tout ce qu’on a besoin de mieux connaître. Attention, je peux mettre des intrus !
Les orteils, les talons, les bras, les ongles, le coup de pied, les coussinets, le bassin, les rotules, les malléoles et la voûte plantaire.

Un pied câlin

Maintenant choisis un pied et entoure-le gentiment de tes mains. Sens s’il est chaud ou froid, sec ou moite (un peu mouillé). Dis-lui des choses gentilles. C’est que le boulot d’un pied n’est pas facile! Combien tu pèses? Tu as déjà soulevé un poids comme ça, comme une grosse valise quand on part en vacances? C’est lourd quand même… Eh bien ton pied, il est petit et il doit porter ça tout le temps dès que tu te lèves, heureusement qu’il ne part jamais se promener sans toi !  Alors c’est une bonne idée de le rencontrer et de le remercier.

Commençons par lui serrer la main. Enfin le pied! Approche la paume de ta main opposée au pied pour un câlin, ta plante de pied contre la paume de ta main. Écarte-bien tes orteils en éventail et glisse tes doigts de main entre chacun d’eux jusqu’à la jointure des doigts et des pieds. C’est difficile, hein? Va jusqu’au début de tes doigts de main aussi. Salut !!! Fais bouger tes orteils vers le haut et le bas.  Avec ton autre main, faisons du xylophone en allant du gros orteil au tout petit : pliup pliup pliup… Encore !  chante avec ton pied Pliupp, pluipp, pliupp ! Couvre-le bien maintenant sans enlever les doigts et mets ton attention dans ta main un petit moment, et à trois, nous séparerons notre pied de la main. Mais regardons-le, il aime bien qu’on fasse attention à lui.

Combien avons-nous de coussinets dessous? … Non, plus ! Alors, comme les chats, on en a juste sous les griffes, euh, les ongles. Touche-les gentiment un par un pour leur dire bonjour et tapote-les un peu. Et là, à l’avant du pied, on en a deux autres. Tapote-les un peu pour les reposer, ils nous portent beaucoup. A l’arrière du pied tu as encore un coussinet. Oui, c’est le talon. Enveloppe-le doucement et sens s’il est tranquille ou un peu écrasé. Ça nous fait combien? 8? Où est le dernier alors? Regarde le bord externe de ton pied et palpe-le, tu vas le sentir depuis un bout jusqu’à l’autre, ça s’appelle le tranchant du pied. Vas-y délicatement, puis si tu veux pince-le un peu d’un bout à l’autre. S’il n’existait pas, nous serions directement sur les os, ça ferait mal.

Regarde de l’autre côté maintenant, vers l’intérieur. Tu vois la courbure de ton pied? C’est pour ça que ça s’appelle une voûte. Effleure-la. Caresse-la doucement, prends ton temps. Ferme tes yeux un peu pour mieux sentir. Alors ça fait quoi? Des guilis! Parce que la peau de nos pieds est très douce à cet endroit, il y a beaucoup de petits nerfs pour qu’on sente bien la terre quand on est pied nu. Allez, massons vigoureusement toute la plante du pied. Maintenant, regarde ton dessus de pied, sens tes petits os qui joignent tes orteils à ta cheville. Suis le trajet de chacun avec ton doigt et mettant bien ton attention dans ton doigt et ton pied. Combien tu en as trouvé? Oui, 5 comme dans les mains.

Doudou

Maintenant entrons dans le royaume de la sensation. Ferme les yeux et détends-toi. Tu ne vois plus ton pied mais il est toujours là. Couvre-le dans son ensemble avec tes mains que tu peux déplacer quand tu veux, et reste avec lui comme avec ton doudou si tu en as encore un, ou quelqu’un que tu aimes très tranquillement.A présent lâche ton pied gardant les yeux fermés. Quel pied est le plus content? Comment tu le sais qu’il est content? Il est chaud, il est plus grand que l’autre, tu le sens mieux? Tu vois, il parle à sa façon ton pied, c’est à nous de l’écouter. Donc il ne nous reste plus qu’à faire pareil à l’autre. Ouvre-les yeux et regarde-le gentiment. Essaye de te rappeler ce que nous avons fait tout à l’heure avec son copain.

L’autre pied

Je vous aide un peu : Salut d’abord mon cher pied, que je te serre la main et que j’écarte mes orteils… Et puis maintenant les coussinets… les 9… et puis la courbure de ta voûte plantaire… et puis le dessus du pied. Je ferme les yeux et je reste un peu avec lui, il est content.  Reste tranquille et attentif….

Et debout !

Maintenant, levons-nous. Puisque les pieds c’est fait pour marcher, sauter, danser et s’amuser, nous allons nous en servir pour manger du chocolat tout en haut de l’armoire. Mettons-nous sur la pointe des pieds. Tiens-toi bien droit en serrant les muscles des jambes, remonte tes rotules des cuisses, des fesses, à fond, tiens, tiens encore un peu… et maintenant lève les bras pour attraper le chocolat. hop! Laisse-toi tomber sans t’écraser. Miam !! Encore un carré de chocolat ? Encore !  encore une fois…Une dernière fois, et puis stop! on en garde un peu pour plus tard, mais on rebondit un peu juste pour s’amuser assez rapidement, mais sans sauter.

Et maintenant, imagine  que tes pieds soient un gros crayon et que tu dessines une ligne. Alors mets tes pieds exactement l’un devant l’autre ton talon d’un pied touche les orteils de l’autre pour ne pas dessiner en pointillé et déroule tout ton pied du talon aux orteils. Lentement ! Pour t’aider, choisis une ligne droite, une latte de parquet ou un point en face de toi. Garde bien ton attention dans tes pieds et sur la terre qui les porte et au dessus de ta tête aussi en regardant bien devant toi. Garde l’équilibre et si tu veux tu peux accélérer un peu, nous allons vers les tapis.

Et couché !

Allongeons-nous sur le dos de préférence pour nous reposer. Regarde comment tu respires et vois comment ton souffle redevient tranquille. Tu peux mettre une main sur ton ventre et l’autre sur ta poitrine et là tu ouvres ton cœur sous ta main, juste en te détendant complètement. Maintenant, bouge doucement les orteils puis laisse-les immobiles. Mets ton attention dans le gros orteil, le pouce du pied. Sens le bout de ton orteil, imagine que tu as une petite narine sous l’ongle et chaque fois que tu inspires doucement par ton nez, fais pareil avec ton orteil. Inspire, expire, inspire une belle lumière dorée pleine de vie qui fait des guilis intérieurs à ton orteil, et quand tu souffles, laisse partir par l’orteil comme une fumée grise qui va dans la terre pour faire des petites fleurs. Encore. Inspire du neuf doré, expire ce dont tu n’as plus besoin.

Maintenant, essaye avec tous tes orteils jusqu’au tout petit. La petite rivière d’énergie dorée monte dans tes orteils et jusqu’où elle veut dans ton corps, tant que tu inspires doucement, et de là où tu es arrivé, tu redescends quand tu lâches l’air jusqu’au bout mais sans forcer. Encore… encore… Cette fois regarde bien de quelle façon tu fais attention à ton pied, à ton souffle, et comment ton pied respire. Puis à trois, tu vas respirer exactement pareil avec ton autre pied aussi en te mettant à regarder l’autre pied quand je dis trois. 1, 2, 3 ! Tu regardes l’autre pied? Bravo. Alors inspire de doré dans tes orteils et lâche le gris.

Il n’y a plus qu’à mettre ton attention au milieu et laisser tes deux pieds respirer joyeusement pendant que toi tu te relaxes de plus en plus dans le sol. …

Avant de nous lever, remuons nos orteils et étirons-nous un peu en disant merci. Et puis levons nos pieds, nos mains et rigolons comme des singes rieurs en les secouant vers le plafond, Hahaha ! Hahaha. Haaaaaa. Voilà, c’est fini, merci la vie, merci nos pieds !

Tao du dragon vert pour les enfants

Plaçons-nous debout en rond et disons-nous bonjour. Aujourd’hui, j’ai besoin d’être sûre que vous connaissez quelques parties de votre corps. Je les nomme vous me les montrez. On précise tout ce qu’on a besoin de mieux connaître.

Le bout du nez, les oreilles, le gros orteil, les poumons, la fesse gauche, la fesse droite, une omoplate au choix, l’aisselle gauche, le nombril, les dents, le sacrum. Parfait.

Maintenant, jouons au dragon

Imaginons un beau paysage avec une grande prairie et un immense ciel bleu. C’est un très ancien pays et si on a un peu de chance, on pourra apercevoir un dragon. Tiens, justement en voilà un! Bonjour ! Qu’est-ce que tu aimes bien chez toi, petit dragon ? Tes ailes et tes griffes, ta langue qui crache du feu? Oui, tu nous aides à en avoir aussi? des ailes, des griffes et une langue qui crache du feu.

Les ailes et les griffes.

Les ailes sont nos bras. Imaginons comment il fait pour voler à côté de nous et faisons comme lui. Très bien. Voyons nos griffes : étendons nos doigts devant nous au maximum en les écartant le plus possible les uns des autres. Et le pouce loin du petit doigt aussi. Ça tire? C’est bien, sinon, étirez encore plus ! Maintenant, sortons et rentrons nos griffes l’une après l’autre. Ouvrons d’abord en commençant par le pouce, hhhop ! La paume des mains au ciel! Et rentrons-les en sens inverse, hhhop ! Le dos des mains au ciel ! Pas tous les doigts en même temps ! Allez, un peu plus vite, hhhop! hhhop! Disons-le ensemble. Hhhhhop, hhhop ! hhhop, hhhop! Etc. A présent, avance les bras quand tu ouvres les doigts et ramène les coudes au corps quand tu les fermes. C’est ça. Secouons un peu les mains maintenant, puis arrêtons. Mettons les mains l’une en face de l’autre. Tu sens ce qui picote? C’est le chi, l’énergie qui est en toi.

Maintenant il nous faut exercer notre langue pour cracher le feu. Fermons les yeux et imaginons le dragon.

La langue qui crache le feu

Il tire la langue, faisons pareil. En laissant sortir le souffle, montre-moi comment on tire le langue jusqu’en bas du menton, reste un peu. Bravo! Rentre-la vite fait et sens comme elle se repose. Recommençons ! Attention à démarrer depuis le fond de la gorge pour détendre le cou et faire une grande langue qui laisse sortir un grand feu. Bien! A présent, pendant que nous nous entraînons, crachons le feu. Souffons d’un souffle qui fait Haaaa, mais sans la voix. Comme ça : Hhhhaaaa! Comme si on le chuchotait, mais avec force. On peut même se laisser gratter le fond de la gorge en même temps, mais doucement, hein, sans se faire mal ! Attention, 1, 2, 3, feu ! Et puis, rentrons la langue d’un seul coup. Encore une fois pour voir.

Maintenant invitons le petit dragon vert, il adore tirer la langue en sortant ses griffes vers la terre. On va faire le dragon entier !

Le dragon en pleine action

Levons nos ailes bien haut par les côtés en inspirant profondément, puis d’un seul coup, en pliant un peu les genoux, penchons-nous en avant, nos bras tendus devant nous toutes griffes dehors et sortons la langue : Hhhhhaaa en crachant du feu vers la terre. Pour avoir une grande flamme, il faut rentrer le ventre en même temps qu’on souffle, ça pousse l’air. On se fait rebondir en même temps sur nos pieds sans jamais quitter le sol, en appuyant bien sur nos talons chaque fois qu’on se relève un peu jusqu’à ce qu’on n’ait plus d’air du tout. Comme ça! Bien, redressons-nous en ouvrant les bras par les côtés et ramenons-les par devant jusqu’au ventre. Respire calmement. Tu peux fermer les yeux si tu veux pour mieux sentir l’intérieur de toi.
Maintenant écoute un secret : Tout ce que nous n’avons pas envie de garder, les bobos, les tristesses, la fatigue, l’énervement, l’impression qu’on est parfois tout seul, et plein d’autres choses, eh bien on n’est pas obligé de le garder. Pas du tout ! on envoie tout ça, dans la terre quand on sort nos griffes et notre langue comme le dragon. Elle aime bien ça la terre. C’est vrai, elle fait des fleurs avec, alors tout le monde est content. Ce qu’on lui envoie, elle appelle ça du compost, comme pour nos peaux de banane ! On le fait? Lève tes bras par le côté avec une grande respiration, sors tes griffes et ta langue, hhhhaaa! vers la terre jusqu’à ce que tu aies tout sorti : tout l’air et tout ce que tu ne veux plus garder.

Tu es prêt à jouer encore un peu avec le dragon? Alors tu peux bouger en survolant la prairie majestueusement mais quand je dis Dragon, tu t’immobilises, tu mets tes deux pieds sur la même ligne et tu craches le feu vers la terre avec tout ce que tu n’as pas envie de garder… Dragon! …. Dragon! Le dragon a assez volé, il veut se reposer un peu…

Couchons-nous dans l’herbe.

Pour nous détendre, nous allons nous crisper un moment et tout lâcher, mais jamais nous ne décollerons le corps du sol, d’accord? Alors commençons pas un pied. Choisis ton pied. Ca y est, tu as choisi? Mettons-le en porte-manteau, poussons au maximum le talon vers le mur et ramenons les orteils vers nous. Encore un petit peu, et seulement un pied… Allez, à trois on va laâcher : 1,2,3, on lâche. En même temps, on peut faire des petits bruits comme quand on s’étire et soupirer quand on se détend. Maintenant, crispons au maximum le mollet, un seul, hein, attention ! On tient, on tient et 1,2,3, on lâche! la cuisse maintenant à fond en remontant les rotules – mais sans lever le genou, tu remontes ta rotule vers ta cuisse, essaye. Bravo! Alors tiens un petit peu… 1,2,3, on lâche! Puis pareil avec l’autre, jusqu’à trembler : le mollet … et 1,2,3, on lâche! La cuisse en remontant la rotule … 1,2,3, on lâche! Puis à fond les deux fesses … 1,2,3, on lâche! puis rentre le ventre et serre-le, encore un peu et 1,2,3, et on lâche, puis un bras depuis les épaules jusqu’au bout des doigts, les poings très serrés ou les doigts très étendus comme tu veux … bravo ! et 1,2,3, on lâche! puis l’autre bras depuis l’épaule… 1,2,3, on lâche. Rapprochons maintenant les omoplates, puis faisons la plus belle grimace de l’année jusqu’à trembler en la faisant. Lâchons complètement. Et là, serrons tout notre corps, je vais compter jusqu’à 10 et à 10 on lâche. D’accord. C’est parti ! 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 ! lâchons, haaaaa ! Tout notre corps s’enfonce dans le sol.

« Jacques a dit » du senti

Puisque tu es bien détendu, je te propose un jeu : un Jacques a dit du senti. La règle c’est de faire attention à l’endroit qu’a indiqué Jacques jusqu’à ce qu’il donne un autre endroit. Si on sent l’endroit que je nomme sans que j’aie dit « Jacques a dit », on a perdu, on a un gage. Le gage, c’est de sortir et rentrer ses griffes comme le dragon d’un seul coup. Mais si c’est simplement qu’on trouve pas l’endroit, c’est pas grave du tout. Le but du jeu c’est aussi de chercher où c’est.

C’est parti, attention !

Jaques a dit…

1 Jacques a dit : Sens le souffle qui entre et sort de tes narines comme s’il poussait et aspirait un petit duvet qui chatouille sous le nez. (10 secondes)
2. Jacques a dit : Sens ton bras gauche qui pèse par terre jusqu’aux mains.
3. Sens ton épaule droite.
4. Jacques a dit : Sens l’arrière de ton dos derrière le coeur : du milieu de ton dos à ta colonne vertébrale jusqu’aux bords de ton corps.
5. Respire en sentant que cet endroit est mobile selon ton souffle.
6. Jacques a dit : Sens ta plante de pied droit en mettant ton attention dessous.
7. Jacques a dit : Sens ta plante de pied gauche.
8. Jacques a dit : Sens tes deux plantes de pied et respire par la terre comme un arbre qui aspire la sève.
9. Souris et sens comment tes lèvres font.
10. Sens les bouts de tes doigs.
11. Jacques a dit : Sens l’os de ton sacrum.
12. Jacques a dit : Sens tes poumons quand tu respires.
13. Jacques a dit : Sens ton omoplate gauche.
14. Sens ton nombril.
15. Jacques a dit : Sens l’arrière de ton crâne.
16. Jacques a dit c’est fini mais on ne bouge pas du tout.

On va pouvoir se lever et partir pour la suite de cette merveilleuse journée. Disons merci d’abord. Alors à qui? Merci au dragon vert, merci au feu, merci au grand ciel bleu et à la prairie. Merci à nous aussi, et merci à notre papa et notre maman et à toute la famille jusqu’à il y a très très longtemps. Eh bien oui, s’il en avait manqué un seul depuis la préhistoire, on ne serait pas là! Heureusement qu’ils sont tous venus sur la terre ! Moi aussi je vous dis merci, ce fut un super moment. Alors quand vous voudrez, vous vous tournerez sur le côté pour vous lever et profiter de la suite de la journée.

Etirons-nous de tout notre corps, et aussi comme un serpent. Nous allons pouvoir nous lever. A la prochaine fois !

Tao de printemps pour les enfants

Après notre déjeuner, allons nous promener un peu dans un beau paysage. Imaginons-le ensemble.

Il y a de l’herbe, des fleurs, des arbres, un plan d’eau et des grenouilles. Tu les imagines? Alors sautons comme une grenouille où nous voulons, et chaque fois que je dis stop, arrêtons-nous pour regarder autour de nous. Imaginons ce que nous regardons. Qu’est-ce qu’on voit ? Un brin d’herbe? L’eau? Une autre grenouille? Encore, quelles belles grenouilles vous faites ! Attention… Stop !… Encore… Ouf! elle est maintenant un peu fatiguée notre grenouille, elle s’arrête sur la pelouse bien verte pour regarder une fleur.

La fleur

C’est une fleur rigolote ! Tu veux savoir pourquoi ? Regardons ça. Elle joue dans le vent.

Secouons-nous à partir des pieds comme cette fleur chatouillée par le vent. Attention, on n’a pas le droit de lever les pieds, on ne se déracine pas !! Laissons nos mains se secouer comme des feuilles qui vibrent. Agrippons nos orteils dans le sol comme des petites racines. Et hop! Hop! Hop ! Secouons-nous verticalement comme si on rebondissait sur un trampoline en nous laissant bien peser sur nos talons. Maintenant, le vent pousse notre corps entier vers un pied, l’autre est tout léger, mais attention hein, il reste par terre. Ah! Le vent change de sens, nous aussi. Nous voici bien installés sur l’autre pied. Il change encore un peu et nous nous tournons un peu pour voir les autres fleurs, sans bouger nos pieds du sol parce que nous sommes toujours bien enracinés. Et comme le vent, ça chatouille, nous sommes de très bonne humeur. Secouons-nous encore comme nous voulons à partir de nos talons là où nous mène le vent.

Et maintenant, chchchchut ! diminuons doucement nos secousses jusqu’à les arrêter et sentons d’abord notre corps. Il est bien vivant n’est-ce pas ? Si tu écoutes bien en grand silence, tu vas entendre la fleur rigoler dans ton cœur. Et elle est si joyeuse qu’elle donne son parfum aux arbres au-dessus d’elle.

Les arbres

Alors les arbres nous disent bonjour. Tu vas voir comment.

Au-dessus de notre tête, très haut très haut dans le ciel, il y a les branches vert tendre qui sortent leurs bourgeons et qui se balancent dans la brise. Elles se disent bonjour les unes aux autres, et aux oiseaux et au ciel, à tout. Et quand ces branches sentent notre parfum de fleur qui montent jusqu’à elles, les arbres nous disent bonjour aussi à nous. Tapotons-nous légèrement le haut du crâne comme si c’était le bonjour des branches et mettons bien notre attention au-dessus de notre tête. Arrêtons le tapotis, ça fait des guilis ? Super, c’est le bonjour des arbres ! Ça n’en fait pas? Super aussi, ils disent bonjour quand même ! Fermons les yeux et mettons notre attention là-haut un instant.

Gardons le bonjour des arbres et couchons-nous pour nous reposer.

La détente

Allongeons-nous sur l’herbe. Pour nous détendre, nous allons nous crisper un moment et tout lâcher, mais jamais nous ne décollerons le corps du sol, d’accord? Alors commençons pas un pied. Choisis ton pied. Ça y est, tu as choisi? Mettons-le en porte-manteau, poussons au maximum le talon vers le mur et ramenons les orteils vers nous. Encore un petit peu, et seulement un pied… Allez, à trois on va lâcher : 1,2,3, on lâche. En même temps, on peut faire des petits bruits comme quand on s’étire et soupirer quand on se détend. Maintenant, crispons au maximum le mollet, un seul, hein, attention ! On tient, on tient et 1,2,3, on lâche! la cuisse maintenant à fond en remontant les rotules – mais sans lever le genou, tu remontes ta rotule vers ta cuisse, essaye. Bravo! Alors tiens un petit peu… 1,2,3, on lâche! Puis pareil avec l’autre, jusqu’à trembler : le mollet … et 1,2,3, on lâche! La cuisse en remontant la rotule … 1,2,3, on lâche! Puis à fond les deux fesses … 1,2,3, on lâche! puis rentre le ventre et serre-le, encore un peu et 1,2,3, et on lâche, puis un bras depuis les épaules jusqu’au bout des doigts, les poings très serrés ou les doigts très étendus comme tu veux … bravo ! et 1,2,3, on lâche! puis l’autre bras depuis l’épaule… 1,2,3, on lâche. Rapprochons maintenant les omoplates, puis faisons la plus belle grimace de l’année jusqu’à trembler en la faisant. Lâchons complètement. Et là, serrons tout notre corps, je vais compter jusqu’à 10 et à 10 on lâche. D’accord. C’est parti ! 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 ! lâchons, haaaaa ! Tout notre corps s’enfonce dans le sol.

Maintenant, nous sommes prêts à faire attention à notre respiration.

La respiration : l’hippopotame et la plume

En mettant une main sur le ventre et une autre sur le cœur, les coudes au sol, regardons et sentons tranquillement comment elle redevient normale et comment notre corps et tout détendu dans l’herbe. Sentons l’air qui glisse dans les narines.

L’hippopotame et la plume

Mais, qu’est-ce qui arrive ici? Un hippopotame! Il est venu nous aider à respirer. Faisons comme lui, ouvrons bien les narines quand l’air entre pour mieux sentir l’air qui nous caresse les trous de nez quand il monte dedans. Quand ça descend, nos narines se ferment un peu et se reposent. Et comme l’hippopotame ne se force pas quand il respire, nous non plus, nous ne nous forçons pas. On ouvre un peu nos narines quand l’air arrive c’est tout! …

Tiens, on dirait qu’un oiseau a laissé tomber une petite plume de duvet au dessus de notre bouche! Ça fait comme le câlin d’une plume. Mmmm… Prenons de l’air, nous sentons que l’air rentre, et la plume se rapproche des narines, lâchons l’air, ça pousse la plume. Encore… encore… Nous sommes de plus en plus tranquilles.

Un rayon du soleil

Pendant ce temps, le soleil a un peu tourné et un petit rayon de soleil vient toucher notre œil gauche.

Ce rayon câlin nous réveille un tout petit peu mais on ne se presse pas : on profite de se sentir tout légers et contents.
– Bonjour rayon du soleil, viens dans mon œil sous ma paupière, je t’invite !
Alors le soleil, qui est très en forme comme toujours, ne se fait pas prier. Il entre dans notre oeil à travers notre paupière et il dit : « Comme ça tu vas voir encore mieux ».
C’est curieux, ça. Faisons bien attention pour voir comment il fait.
–  Alors viens dans mon autre œil aussi s’il te plait !

C’est ce qu’il fait aussitôt, et nos deux yeux sous nos paupières encore fermées respirent le soleil. Chaque fois que nous inspirons, le soleil amène un peu plus de lumière, et chaque fois que nous laissons l’air sortir, nous disons merci le cœur tranquille pendant que l’air continue son petit voyage dans le nez.

Le soleil peu à peu met de la lumière dans toute notre tête et la détend, nous avons l’impression qu’elle devient large, large et légère. Le soleil nous rend très intelligents, très joyeux et très attentifs, comme si nos yeux regardaient dedans. Maintenant, nos deux yeux sont bien prêts à voir dehors aussi.

Nous commençons à avoir envie de nous lever pour profiter de la vie, n’est-ce Pas? 

Se lever avec le singe

Alors étirons-nous à fond en faisant des grimaces et de drôles de bruits, faisons le serpent aussi. Mais maintenant chut ! Écoutons. Vous entendez? Il y a d’autres bruits autour de nous! Ce sont des singes farceurs qui sont venus nous regarder. Ils se mettent à rire. Maintenant, ils se couchent sur le dos comme nous en levant leurs jambes et leurs bras et en les secouant bien joyeusement vers le ciel et ils rient : Hahahaha! Hop! Hop! Hop! Rions avec eux bien fort: Hahaha! Puis doucement comme ça : Mmmmmmm, avec le ventre la bouche fermée…

On va pouvoir se lever et partir pour la suite de cette merveilleuse journée. Disons merci d’abord. Alors à qui? Merci aux grenouilles sauteuses, aux fleurs bien plantées, aux arbres verts et à leurs branches, au soleil généreux, à l’hypopotame, à la plume et au singe farceur, merci à l’air et au soleil, merci à nous aussi, et merci à notre papa et notre maman et à toute la famille jusqu’à il y a très très longtemps. Eh bien oui, s’il en avait manqué un seul depuis la préhistoire, on ne serait pas là! Heureusement qu’ils sont tous venus sur la terre ! Moi aussi je vous dis merci, ce fut un super moment. Alors quand vous voudrez, vous vous tournerez sur le côté pour vous lever et profiter de la suite de la journée. A la prochaine fois !

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