12 janvier 2026

Méditation du sapin de Noël

vous pouvez écouter cette méditation pour vous aider

Commençons cette méditation du sapin de Noël par… quelques mouvements de métamorphose.

Écartons nos pieds de la largeur du bassin, étirons-nous comme si nos bras étaient des branches. Notre corps c’est le tronc.
Au fur et à mesure de ces mouvements, laissons venir des images, avec de la neige au moins quelque part dans le paysage, et du soleil si on peut, parce que les poumons aiment bien le blanc brillant.

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Étirer les bras

Nous avons de belles branches se déployant à 45 degrés vers le bas!
Étirons les bras à partir des épaules, les mains en porte-manteau pour mieux tirer,
vers les côtés,
vers l’arrière en serrant les omoplates,
vers l’avant en les écartant, comme les différentes branches de notre sapin.

Puis, faisons de même horizontalement, c’est un sapin conciliant, il ne nous en voudra pas.

Puis sans façon, attrapons nos mains paume contre paume
étirons-nous vers le haut, les bras le plus verticalement possible,
les doigts croisés sauf les index tendus vers  le ciel.
Ils sont le faîte de l’arbre et cherchent le soleil très haut très haut. C’est très agréable.

Enfoncer nos racines

Dans cette position,
avançons un peu les genoux
ébrouons-nous le bassin pour détendre les aines et nous décambrer,
veillons à bien souffler depuis les clavicules.
Maintenant,  enfonçons nos racines en lâchant tout notre poids,
reposons nous sans oublier les talons,
soyons complices de la pesanteur,
et visualisons de notre mieux des racines grosses
et moins grosses qui partent aussi des orteils
et l’intérieur de la terre. Qui sait? Peut-être arriverons-nous jusqu’à son centre?
Redressons-nous en nous appuyant bien sur les talons
sans verrouiller les genoux.
Remercions-nous et remercions la vie pour ces plaisirs simples.

Jouer avec le vent

Mais voilà que le vent se lève.
Laissons-nous onduler, tourner, jouons à avancer comme si nous marchions carrément dans la terre.
Descendons nos branches et laissons-les se mouvoir selon la poussée des courants célestes.
Respirons délicieusement l’air frais et pur.

Nous pouvons associer un sapin de notre choix à ce jeu, ça l’amusera peut-être de bouger un peu…

Maintenant, la méditation

Asseyons-nous en restant en contact avec notre sapin, droits sans raideur, assis sur le bord de la chaise, les pieds légèrement écartés (sans les rentrer sous les genoux pour permettre une bonne circulation) les mains paumes vers le haut sur les cuisses ou se faisant face tranquillement.  Posons délicatement la pointe de notre langue contre notre palais.

Imaginons que nos bras sont toujours tendus vers le ciel et demandons à ressentir le faîte de l’arbre où se trouvaient nos index tendus.
Reprenons contact avec nos racines et laissons peser nos pieds.

Achèterions-nous un tronc pour mettre dans notre salon? Sentons nos branches.

Notre pensée lâche quelques instants l’identification à notre corps physique et nous choisissons d’avoir des branches qui s’élargissent merveilleusement à mesure que notre attention descend vers la terre.
Tant qu’à faire, créons un sapin équilibré, aux branches aussi belles et fournies derrière et sur les côtés que devant.

Puis aspirons en inspirant la sève de la terre par nos racines et demandons-lui de monter jusqu’au sommet de notre arbre. On peut s’aider par une légère contraction des portes du bas. Avec l’expire, nous détendons le périnée et nous laissons la lumière du soleil nous envelopper comme une guirlande qui spirale autour de nos branches et dans notre tronc jusqu’à la terre et même dedans.

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Écoutons le silence de la montagne enneigée, le même silence qu’il y a des milliers d’années.
Laissons-nous sentir d’autres sapins, d’autres montagnes, le ciel.
Notre parfum embaume l’air comme un chant. Il est délicieux. Il vient de l’intérieur de nous et se répand.
L’univers entier en est heureux. Nous sommes nécessaires à l’harmonie du cosmos.
Laissons la nuit venir et imaginons les étoiles à l’infini. Pourquoi pas une étoile à cinq branches sur notre faîte?

Émerveillés de notre splendeur nous la partageons à chaque souffle.

Avant de sortir de la méditation,
ordonnons-nous de fixer ces sensations,
et remplaçons tout ce qui est plus fragile en nous par cette conscience de notre splendeur.
Disons merci.

Méditation pour une femme enceinte

Cette méditation pour une femme enceinte peut aussi être vécue par toute personne, homme ou femme, pour l’enfant qu’il était dans le ventre maternel ou à un âge de l’enfance. On peut aussi consacrer cette méditation pour une femme enceinte à un projet en vue ou en voie de réalisation, ou bien pour la terre en imaginant le globe terrestre accueilli dans nos entrailles. 

Installons-nous tranquillement bien au chaud, assises ou allongées ; si nous sommes couchées, n’hésitons pas à placer des coussins sous nos coudes pour éviter toute tension.  Les mains sur le ventre, fermons les yeux, détendons-nous profondément en lâchant le souffle et le poids vers la terre.

Ressentons le plaisir d’être vivant.

Prenons conscience que l’intérieur tout notre corps est délicieusement chaud et que sous nos mains, le ventre se gonfle et se dégonfle doucement.
Il est chaud.
Il est doux.
Il est accueillant.
Il est puissant.

C’est le nid qu’il fallait à ce bébé.
Tout va bien.

Prenons conscience de notre souffle.
Avec lui, à chaque inspiration notre attention descend jusqu’à notre bébé.
Nous le regardons, nos yeux physiques gentiment tournés vers lui derrière nos paupières,
comme si nous voulions le voir et le câliner de l’intérieur.

L’amour que nous ressentons pour ce moment et pour notre bébé nous dilate,
notre cœur se remplit et l’amour descend aussi dans nos mains sur le ventre.

Un sourire étire nos lèvres et nous dessine une bouche comme un croissant de lune.

Dans la tranquillité du moment, nous ouvrons notre attention à l’espace autour de nous, tout autour de nous, même sous nos pieds. Cet espace est paisible, il est simplement là.
Nous le goûtons le cœur ouvert
et en même temps
nous restons occupés à sentir et aimer le petit bébé dans le ventre.

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C’est comme un cercle, ou plutôt une sphère avec un point au milieu.
Le point c’est le bébé.
La sphère c’est l’univers.

Alors demandons que l’amour de l’univers se joigne à notre amour et l’accroisse. L’amour est une force, un flux, et à chaque inspire, nous l’aspirons.
Et il entre.
Il entre par tous les pores de notre peau,
par le ventre et le sacrum,
par les narines,
par le périnée et par la tête.
Il va vers le ventre et l’embryon.
Il traverse nos mains posées sur notre ventre et nous offrons tout ce cadeau au petit bébé.

A chaque expire, le bébé et nous dans une unité parfaite, nous expirons « merci » en laissant ce merci voyager jusqu’aux bords de la sphère, au bout de l’univers tout en gardant notre attention sur le bébé.

Ce n’est plus nous seulement qui berçons le petit, il est enfant cosmique et c’est l’amour universel qui le berce.
Avec le bébé nous sommes aussi bercées d’amour.

Profitant de cette douceur et de cette vastitude, nous pouvons rester en silence, ou comme une bonne fée demander pour ce bébé tout le bonheur possible.Restons ainsi le temps que nous voulons. Avant de terminer, partageons ce bonheur
avec tous les bébés du monde
et toutes les mamans,
les petits animaux
les rejetons des arbres et des plantes
et avec les bébés étoiles.

Gardons la joie.

Méditation pour un attentat

  Les villes de tous les pays sont de plus en plus traversées par l’onde de choc de l’horreur des attentats. La terre, le monde, les êtres humains et nous-mêmes avons besoin d’être soignés, guéris tant la peur, le jugement, la haine ou le désespoir nous assaillent. Par nous-mêmes nous ne pouvons rien… sauf dix petites minutes d’une méditation pour un attentat comme celle que vous trouverez ici par exemple. Namaste, disent les Hindous.

Tranquillement assis sur le bord d’une chaise, sans nos chaussures, tapons des pieds, l’un après l’autre, puis les deux ensemble. Tapons les orteils, les talons, les bords internes et externes du pied, laissons nos genoux rebondir. Reposons les pieds, posons les mains comme ça nous vient, fermons les yeux et détendons-nous complètement sans nous affaler tandis que notre respiration se calme et s’apaise.

Observons : nos pieds sont-ils clairs à notre attention, les sentons-nous jusqu’aux petits orteils ? Sommes-nous conscients de la terre dessous ? Ne sommes-nous pas déjà plus joyeux ?

Avec un inspir, depuis la terre sous nos pieds, conduisons notre conscience jusqu’en haut des cuisses, au périnée, au bassin. Faisons-le d’un seul large mouvement de l’attention et du souffle, sans chercher à fignoler, et refaisons la montée plusieurs fois.

Sentons le périnée, le ventre et le bas du dos totalement relaxés et imaginons que nous respirons la terre par les pieds et le périnée au besoin en contractant subtilement les portes du bas dans l’inspir (mais alors n’oublions pas de relâcher à l’expir).

Et comme les vagues à la marée montante gagnent naturellement du terrain de vague en vague, d’inspir en inspir laissons monter l’attention et l’énergie de la terre dans le ventre d’abord, puis dans le plexus solaire et tous les organes sous nos côtes, puis dans le cœur et les deux poumons, puis dans la gorge aussi. Associons nos bras depuis le bout des doigts à ce flux et reflux.

Posons délicatement la pointe de la langue contre le palais et levons nos yeux fermés vers le ciel en même temps que nous inspirons une nouvelle fois depuis la terre : nous aiderons ainsi le flux à monter jusqu’au-dessus de notre tête.

Gardons le désir et l’intention de rester accroché au ciel.

Ne nous inquiétons pas si nous avons l’impression que l’énergie monte devant et descend derrière ou l’inverse, ou autre chose encore, et laissons faire.
Pas de souci non plus si nous ne sentons rien, ça marche quand-même.

Sentons-nous les pieds tranquilles sur la terre, et la tête légère et vaste.
Acceptons l’idée que cette énergie qui nous traverse est Lumière, Intelligence et Amour inconditionnel, qu’elle est toute puissante.
Qu’elle se donne inconditionnellement et puissamment.

Alors commençons à élargir notre attention de plus en plus loin autour de notre corps devant, derrière et sur les côtés, de plus en plus haut et de plus en plus bas, et demandons à cette Lumière d’Amour intelligent de balayer cet espace pour nettoyer tous les endroits qu’elle traverse et notre aura.
Ouvrons notre cœur au centre de notre poitrine pour l’accompagner avec gratitude.

Promenons la consolation et la paix en nous et tout autour de nous, puis laissons venir à notre conscience les lieux dévastés, les personnes concernées, tous les êtres sur tous les plans et demandons à la lumière de faire ce qu’elle a à faire tandis que nous l’accompagnons de notre amour et de notre gratitude.

Restons ainsi quelques secondes ou quelques minutes puis revenons à notre quotidien et, comme on fait attention en déplaçant un vase rempli à rabord, ainsi soyons attentifs à garder cet état plus vaste et plus aimant même si nous nous déplaçons.

Faisons de notre mieux.
Ne jugeons pas.
Soyons ancrés autant que nous pouvons.
N’oublions pas nos racines célestes.
Habitons-nous.
Ouvrons notre cœur.
Acceptons d’être solaires

Méditation de la complicité

Cette méditation de la complicité est une méditation à partir du cœur.

Debout, laissons notre poids descendre dans la terre et notre conscience s’étaler dans tout notre corps comme dans un hamac vertical.

Avec bienveillance et douceur joignons les mains, paume contre paume sans serrer, devant notre cœur et mettons notre attention derrière les mains dans la poitrine au milieu. Respirons en goûtant l’air, en cherchant à ne pas intervenir sur le souffle.

Si nous nous détendons bien nous sentirons un jour ou l’autre une densité à ce niveau au centre de notre poitrine, mais même de sentir, avant ça travaille quand-même puisque nous avons donné l’information avec confiance.

Demandons que ça pulse comme une anémone de mer.
Détendons-nous.
Remercions.

Demandons que la pulsation entoure nos bras puis de plus en plus largement autour de nous jusqu’à envelopper le groupe s’il y en a un ou la pièce et tout ce qui s’y trouve puis encore plus large de plus en plus large à chaque pulsation sans oublier de revenir au centre aussi large et vaste que noter conscience peut l’admettre.

Goûtons partageons ce bien-être remercions.

Ensuite sans perdre cette dimension horizontale demandons une pulsation verticale, sourions dedans, laissons la grandir, envelopper et nourrir jusqu’à nos pieds et la tête puis, de pulsation en pulsation, au-dessus et au dessous, jusqu’au ciel et dans la terre, jusqu’au-delà à l’étoile polaire au dessus et la croix du sud au dessous. Elles aussi pulsent et c’est comme un joyeux échange de salutations qui reviennent dans notre cœur intérieur.

Prêtons attention à l’énergie qui maintenant traverse notre corps depuis les cieux en haut et en bas et qui ont rendez-vous dans notre cœur.
Sentons,
Accompagnons l’impulsion
Remercions.

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