7 janvier 2026

La famille dinosaure

Un jour, maman dinosaure était dans son jardin quand elle a entendu un petit bruit comme ça : crrrrr, crrrrr. Alors elle a regardé. Qu’est-ce que c’était ? Un œuf de dinosaure qui était en train d’éclore ! Et elle a vu sortir un petit dinosaure. Il était mignon, mais mignon…tellement mignon qu’elle a dit :
– Oh mon petit chéri que tu es mignon… Fais moi une risette ! Dididididi, fais-moi une risette !
Et elle lui a chatouillé le menton avec sa grosse langue. Le bébé dinosaure il en fut très content, ça l’a fait rire. Il a ri comme ça : Didididi ! Et voilà comment on l’a appelé Didi.

Et là, tout d’un coup, on a entendu un deuxième crouioucrouuu ! cccccrrraccc ! Mais ! qu’est-ce que c’était encore ? C’était le deuxième œuf qui se craquelait. Il en est sorti un autre dinosaure ! Il était joli… Mais joli, si joli que sa maman lui a dit :
– Oh comme tu es joli mon petit chéri, comme tu es joli ! Fais-moi une risette !
Mais celui-là il a répondu « No no no ! » Alors on l’a appelé Nono.

C’est à ce moment-là que le troisième œuf s’est mis à craquer et qu’il en est sorti un magnifique troisième dinosaure qui était si magnifique, mais si magnifique que sa maman lui a dit :
– Ah !!! Mais que tu es un trésor mon petit chéri !  un tré-sor !
Et papa qui venait d’arriver a dit qu’on l’appellerait Sosaure, celui-ci.

C’était encore un garçon. Oh zut ! Je n’ai mis que des garçons dans cette histoire ! Tu ne crois pas que Sosaure pourrait être une fille ? On l’appellerait Saurette. Non ? C’est trop tard ? Bon, ce sera pour une autre histoire alors, ou même dans celle-ci, on ne sait jamais...

Donc il y eut dans la famille dinosaure trois petits garçons : Didi, Nono et Sosaure. Ils s’entendaient très bien tous les trois, c’était vraiment des bons copains. Sauf que parfois, ils se disputaient. Et quand ils se disputaient, c’était pour des riens. Enfin des presque rien.

Par exemple un matin Nono piqua le jouet de Didi. Bien sûr, Didi le lui redemanda. Mais Nono a répondu comme il aimait répondre. Tu sais quoi ?
– Nonono !
– Si, si ! Il a dit Didi.
Mais Nono a répété : Non ! En se retournant pour emporter le jouet.
– Si, a crié Didi en tirant le jouet de toutes ses forces.
– Non !
Si !
– Non !

Alors Didi a dit quelque chose de très méchant à son frère. Je ne sais pas ce que c’était parce que ce n’est pas dans l’histoire, mais ce que je sais c’est que Nono en a été très triste. Si triste qu’il a ramené sa tête sous lui entre ses pattes pour ne plus voir son frère et parce qu’il avait envie d’être tout seul et très malheureux. Et il s’est mis à pleurer. Et après, il a jeté le jouet très loin et il est parti tout seul vite vite.

Didi était bien embêté. Alors il est rentré dans la maison avec une drôle de tête tu comprends. Son papa, qui l’a vu, lui a demandé ce qui se passait.
– Rien, a répondu Didi.
– Tu es sûr que tout va bien ? Tu as une drôle de tête !
Mais Didi ne répondit rien, il est allé chercher un livre pour lire dans son coin. Tout d’un coup, Sosaure demanda :
– Où il est Nono ?

Il s’est mis à l’appeler : Nono ! Est-ce que tu crois que Nono a répondu ? Bien sûr que non ! Alors ça a commencé comme une partie de cache-cache. C’était rigolo. Nono était très bien caché. On a commencé à le chercher derrière le canapé. Il n’y était pas. Derrière le fauteuil. Il n’y était pas. Derrière la porte ouverte ? Il n’y était pas, ni sous la table. Alors on a regardé dans les toilettes, mais non, il n’y était pas. Dans le placard ? Non plus. Enroulé dans les rideaux peut-être ? Eh ben non. Ah, ça commençait à devenir ennuyeux, parce qu’il était vraiment trop bien caché. Maman s’est mise à le chercher elle aussi, avec papa. Et tous les quatre, ils criaient Nonoooo ! Nonoooo !! Et Nono ne répondait pas.

A la fin, Sosaure a dit : – On n’a pas cherché dans le jardin !
Ils ont tous couru dehors pour regarder derrière les arbres, et c’est juste là que Nono a bougé dans le massif d’hortensias, superbes et tout roses comme le soleil quand il se lève le matin. Il n’était plus triste du tout et il en avait assez d’être caché, il voulait qu’on le découvre. Et ça a bien réussi.
– Nonoooo ! a crié toute la famille en même temps.

Maman s’est précipitée vers lui pour lui dire qu’on ne commençait pas une partie de cache-cache tout seul sans prévenir les autres, et qu’on ne restait pas si longtemps sans se montrer, mais en fait elle était tellement contente de le retrouver qu’elle lui a seulement donné un coup de langue comme un gros bisou. Ça a été une grande fête je t’assure.
– J’ai faim, a dit Nono.

C’est vrai que c’était l’heure de manger, mais on n’avait plus le temps de cuisiner. Que faire ? Ils ont décidé de préparer des gros sandwichs pour pique-niquer dans le jardin. C’était des sandwiches à la banane et à la peau de courgette avec des cornichons rouges. Oui, je sais, toi tu n’aimes pas, c’est bizarre, mais pas pour les dinosaures. Eux, c’est leur grande spécialité, ils adorent. Et du coup, la dispute de Didi et Nono s’est terminée : ils ont fait la paix, c’est bien plus agréable d’avoir fait la paix pour pique-niquer.

Et voilà, mon histoire aurait dû s’achever là si on n’avait pas entendu un bruit bizarre.
Chhhut !

 Qu’est-ce qu’on entend ? Tu entends, toi ? Crrrrr Crrrr ! Crrrrr ! Ma parole, c’est encore un œuf !
– Oh ! dit maman. Mon Dieu, j’avais oublié cet œuf là !
Eh oui, c’était une petite dinausaurette qui sortait enfin, avec une faim énorme parce qu’elle était restée très très longtemps dans son œuf ! Alors elle s’est précipitée sur le sandwich de sa maman et elle lui en a piqué un gros morceau. Miom, miom, miom, disait-elle pendant que tout le monde la regardait gentiment.
Toi, tu vas t’appeler Miom Miom, a décidé maman.

Ensuite, comme il faisait beau, ils sont allés se baigner dans le lac à côté avant la sieste. Didi était tellement pressé d’aller dans l’eau qu’il a dévalé la colline sur les fesses et plouf ! Alors tout le monde a rigolé, même la colline. Elle s’est transformée en toboggan, et ça a fait plouf ! plouf ! plouf !
Vous n’allez pas dans l’eau tout seuls, ont dit les parents.

Et aussitôt, ils ont pris ce toboggan. Mais eux, ils étaient si gros que PLOUF ! PLOUF ! Ils ont éclaboussé tout le monde en riant. Ils ont joué encore un peu tous ensemble au Lac à Douche et puis, bien fatigués, ils sont rentrés se reposer.

Elle est vraiment finie maintenant l’histoire. Tu veux aller dormir aussi ?

Titsoucou et la forêt autorisée

–  Bon, dit Titsoucou au moment où il se lève de la sieste, j’ai bien dormi. Maintenant, on va dans la forêt.
–  Tu n’y penses pas Titsoucou, répond maman.
–  Si ! Viens, allez, on y va !
–  Non Titsoucou, nous ne pouvons pas nous promener dans la forêt parce que nous n’avons pas le droit de sortir !
–  Moi j’ai très envie quand même !! C’est le printemps, il va y avoir plein de petites fleurs ! Ça va être joli !


– Oui, je sais, dit maman, mais, on ne peut pas y aller. Tu comprends, si nous rencontrons des gens et si nous sommes malades, nous risquons de les rendre malades. Et si nous rencontrons les gens malades, eh bien… Tu devines ce qui peut arriver ?
–  Non. C’est quoi ?
–  Nous, on risque d’attraper leur maladie.
–  C’est pas grave !
–   Mais, Titsoucou, ça provoquerait de la contagion !
–  
De la quoi ?
–  De la contagion.
–  Eh bien moi, ça m’est égal.

Titsoucou prend ses petites affaires et il se met à les rassembler dans son sac pour aller se promener. Il y range une petite pelle parce que dans la forêt il y a des endroits où on peut trouver du sable, et un seau, un râteau et ça y est, il est prêt.

–  J’ai une idée, dit maman. Nous allons aller dans la forêt mais il faut que tu fermes d’abord les yeux. N’oublie pas tes affaires.
–  D’accord, dit Titsoucou qui fait comme on a dit.
Sa maman l’attrape par la main et elle lui dit :
– Attention mon Roudoudou, tu n’as pas le droit d’ouvrir les yeux, d’accord ?
Titsoucou ouvre un tout petit peu l’œil et il dit « D’accord ! »
–  Oh oh ! Tu triches ! Je vais te mettre un bandeau.
–  D’accord, dit encore Titsoucou.

Maman lui met le bandeau, et il remonte un légèrement les bords pour avoir un filet de lumière parce qu’il n’aime pas être dans le noir.
–  Bon mon chéri, dit maman en le prenant par la main, nous allons nous promener dans la forêt autorisée.
–  Une forêt autorisée, c’est quoi ?
–  C’est une forêt où il n’y a pas de contagion.

Et la voilà qui ouvre la porte d’entrée. Ils sortent puis, elle fait tourner son petit bonhomme sur lui même une fois, deux fois trois fois et ils reviennent dans la maison. Tu as compris ce que fait la maman ? Oui, la forêt autorisée, c’est la maison ! Maintenant,  sa maman conduit Titsoucou autour du salon.
–  Mais maman, ça ressemble à la maison, là !
–  Ah pas du tout, dit maman, c’est la route pour la forêt autorisée. Attends, on n’est pas encore arrivés.

Et maman change de sens et puis elle traverse vers l’escalier.
–  Mais où on va ? dit Titsoucou qui voit très mal derrière son bandeau.
–  On va dans la forêt autorisée, mais nous devons grimper d’abord cette colline et descendre l’autre versant.
Titsoucou suit sa maman, ils gravissent la colline, font un petit tour et redescendent. En vrai tu as compris que ce n’est pas une colline, n’est-ce pas ? Bien sûr, c’est l’escalier.

–  C’est loin, dit Titsoucou.
–  Justement dit maman, nous sommes arrivés. Sens avec tes pieds.
Et maman fait glisser devant ses pieds un petit tapis.
–  Marche Titsoucou et devine où tu es, sur quoi tu marches.
–  Je peux enlever mes chaussures ?
–  Bien sûr ! Mais pas ton bandeau.

Titsoucou est content. Il a réussi à quitter ses chaussures sans regarder, et même, il enlève aussi tu sais quoi ? Tu ne trouves pas ? Qu’est-ce qu’il y a entre les pieds et les chaussures ? Oui ! Des chaussettes ! Donc Titsoucou se retrouve pieds nus et il les pose sur le tapis.

– Mais, on dirait un tapis !
– Oui, bravo ! Parce que dans les forêts autorisées, il y a des tapis.

A ce moment-là, le petit frère de Titsoucou sort de sa sieste. Maman lui fait Chut avec le doigt et des gros yeux. Paquito regarde sans rien dire un moment en tenant son doudou, puis il comprend et il rigole. Et il commence à apporter des tas d’objets sur le tapis pour que son petit frère les touche avec ses pieds et pour qu’il devine. Heureusement que maman surveille parce que Paquito apporte de tout, même des jouets pointus qui feraient pal aux pieds : un petit camion avec une grue, un cochon. Par contre elle a laissé un pion de jeu de dame et une toute petite pièce de légo.

Titsoucou marche sur le pion.
– Qu’est-ce que c’est ça ?
– C’est un champignon, dit maman.
– C’est pas un champignon, dit Titsoucou qui continue à chercher. On dirait un petit pion de jeu de dames.
– Tu as raison, dit maman, bravo !

Alors Paquito applaudit très fort aussi. On dirait qu’il a oublié de ne pas faire de bruit !Titsoucou est vraiment fier d’avoir trouvé. Il demande : « Il n’y a pas encore quelque chose dans cette forêt ?
– Oui oui oui, donne-moi la main, nous allons arriver dans un endroit plein d’odeurs. Là ! Ne bouge plus Titsoucou et tu vas sentir.

Maman s’en va vite, vite sur la pointe des pieds vers la cuisine. Elle prend un petit pot de confiture de fraises et encore autre chose, mais Titsoucou ne reconnaît pas l’odeur de la fraise. Alors maman lui met l’autre chose sous les narines.

– Je sais, crie Titsoucou. C’est une orange !
Paquito est très intéressé, il va chercher des odeurs pour son frère. Tu sais ce qu’il rapporte ? Une banane qu’il lui met sous le nez.
– Une banane, crie Titsoucou.
Paquito voudrait bien aller chercher encore d’autres choses à sentir, mais Titsoucou en a assez. « On rentre ! » demande-t-il.

Alors maman recommence le trajet. Ils remontent l’escalier, tournent un peu dans les chambres, ils redescendent, traversent le salon, font le tour dans un sens et dans l’autre. Enfin, maman ouvre la porte d’entrée et fait tourner Titsoucou sur lui même, et puis ils rentrent dans la maison. Quel bon moment ça a été !

Voilà, c’est comme ça que la promenade s’est finie et mon histoire aussi.

 

Titsoucou attend le père Noël

C’est bientôt Noël. La maman de Titsoucou a mis dans sa chambre un joli calendrier de l’Avent avec un énorme sapin dessus. Elle a dit que quand toutes les portes dans le sapin seraient ouvertes, le père Noël arrêterait ses rennes sur le toit. Il lui descendrait ses cadeaux dès qu’il dormirait profondément.

Le soir de mon histoire, Titsoucou se coucha comme d’habitude. Seulement, au lieu de s’endormir, il gardait les yeux grand ouverts. Le sommeil ne venait pas. Et même s’il fermait les paupières, le sommeil ne venait pas. Tu sais pourquoi? Parce qu’il était pressé que ce soit Noël. Il pensait au Père Noël et aussi à ses copains. Doudou non plus ne dormait pas.

Tagada, tagada, hhhiiiih hhiiiih, chploc! C’est comme ça que Titsoucou imaginait l’atterissage. Qu’est-ce que c’est, « chploc » ? Les bottes du Père Noël quand il descendait du traineau. C’est parce qu’il avait mis ses deux pieds en même temps sur le toit en descendant. Parfois, sur d’autres toits, ça faisait chploc, chploc, parce que le Père Noël posait un pied après l’autre. Bien sûr, ça ne faisait jamais chploc, chploc, chploc ! Tu sais pourquoi? Parce qu’il n’a pas trois pieds voyons !

Tout d’un coup, Titsoucou a eu une idée tellement chouette qu’il a bondi de son lit à toute allure. Si vite que tu ne l’aurais même pas vu se lever, tellement c’était rapide. Mais quelle était donc cette idée ?

Puisque le Père Noël viendrait quand toutes les portes du sapin seraient ouvertes, il allait ouvrir le calendrier d’un seul coup et le Père Noël serait bien obligé de venir tout de suite. Il détacha donc le 7 et il découvrit un vieux berger qui le regardait. A la porte d’à côté, il y avait un ange avec ses deux ailes déployées, super beau et tout brillant.

Titsoucou riait tout seul de sa bonne idée.

Il ouvrit au hasard une autre porte,
Et bêêê … c’était quoi? Oui, un mouton (forcément, sinon le berger se serait ennuyé).
Derrière une autre porte, il y avait, hi han … un âne !
Et là, qu’est-ce qu’il y avait derrière cette porte vraiment difficile à ouvrir ? Un autre ange qui jouait de la trompette : Tadaaa !
Après il découvrit une dame qui attendait un bébé.
Après tu sais quoi? Couin, couin ! Un ? Un canard !
Et puis quoi ? Une étoile.
Et puis un gros seau d’eau (pour donner à boire à l’âne et aux moutons).
Et puis des graines pour donner aux oiseaux. Mais il n’avait pas encore vu d’oiseau.
Ah! Si, là, un oiseau tout blanc dans la porte en bas du calendrier.

Tout en haut du calendrier, Titsoucou découvrit un chameau.
Et puis encore ouah, ouah … oui, un chien,
Un monsieur barbu,
Mmeuh…  oui ! Un bœuf !
Une limace
Et un escargot rigolo.

Il ne restait plus qu’une grande porte. Titsoucou avait le cœur battant. S’il l’ouvrait, le Père Noël viendrait cette nuit, c’était sûr. Avec beaucoup d’attention, il décolla la porte du calendrier et il découvrit le monsieur barbu et la jolie dame qu’il avait vus, et un bébé dans la paille avec une jolie lumière.

Titsoucou regarda son calendrier pendant longtemps. Ensuite il retourna dans son lit, serra son doudou contre son cœur, sourit et ferma les yeux. Seulement… seulement, il n’arriva toujours pas à s’endormir. Tu sais pourquoi? Mais oui, il pensait encore au Père Noël!

C’est pour ça qu’il a très bien entendu quand dans sa chambre, ça a fait ce petit bruit : ppchchchchuiiitt. Il se redressa et il se frotta les yeux. C’était le Père Noël, dans sa chambre à lui ! Mais il était vraiment bizarre ce Père Noël. Il portait un vêtement de sport. Un jogging ! Rouge, d’accord, mais ce n’était pas son manteau. Il n’avait pas non plus ses bottes mais des baskets. Des baskets normales ! Les yeux de Titsoucou cherchaient partout. Où était la hotte, et les jouets? Nulle part ! Titsoucou allait presque se mettre à pleurer quand le Père Noël vint s’asseoir sur le bord de son lit.

– Bonsoir Titsoucou, lui dit-il, l’étoile du berger est venue dans mon atelier. Elle m’a dit que tu avais ouvert sa porte en avance sur ton calendrier, et toutes les autres portes aussi jusqu’au bébé Jésus pour que je vienne cette nuit. Mais je ne peux pas t’apporter tes jouets cette nuit. Je n’ai pas le droit.
– Quoi? T’as pas le droit? Pourquoi? demanda Titsoucou éberlué.
– Parce que Noël c’est quand les jours commencent à rallonger tu comprends, pas là tout de suite quand ils continuent à raccourcir.
– Eh ben y a qu’à changer!
– Impossible, c’est décidé comme ça depuis très longtemps. Il faut attendre la lumière. … Tu imagines, si les jours raccourcissaient, raccourcissaient ? A la fin il n’y aurait que de la nuit, ce serait bien triste. C’est pour ça qu’on est content quand le jour commence à rallonger.

Le Père Noël rigola dans sa barbe (oui, parce qu’il avait quand même sa barbe). Il montra la petite lampe allumée dans la chambre.
– D’ailleurs, toi aussi tu aimes bien la lumière, on dirait!

Il se pencha vers Titsoucou et sa barbe lui fit un guili sur la joue.
– Bonne nuit Titsoucou. Je repars maintenant mais je reviendrai pour Noël.
– Dis, pourquoi t’es en jogging?
– Parce que c’est ma tenue d’atelier. Je suis juste passé te voir à cause de l’étoile. Elle ne voulait pas que tu sois triste demain matin, parce que tu as bon cœur. Allez, maintenant, j’y retourne. Mes lutins m’attendent.
– Mais Père Noël, comment je vais faire? Maintenant j’ai ouvert toutes les portes !
– Ah, ne t’inquiète pas, je vais arranger ça d’un coup de barbe.


Et hop! Il balaya le calendrier de sa longue barbe et aussitôt il s’en alla par la fenêtre. Titsoucou se précipita hors de son lit. C’était vrai : le père Noël avait tout réparé avant de partir. Avec un grand soupir, avec un grand sourire, Titsoucou retourna dans son lit et ferma les yeux.

Est-ce qu’il s’est endormi cette fois? Je crois bien que oui.

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